25 ans de Structura.biz : une histoire de fidélité plutôt que de vitesse

Structura.biz fête cette année son 25e anniversaire. Un jalon qui tombe à un moment particulier : le marché de l’immobilier professionnel traverse une phase de transition, entre ralentissement de l’investissement et repositionnement des acteurs. C’est dans ce contexte que la zaakvoerder Klara De Neve et les co-CEO’s Bert Cuyt et Alexandre Parmentier ont accepté de revenir sur le chemin parcouru.
Une entreprise qui se définit par ses clients, pas par un segment
Ce qui distingue aujourd’hui Structura.biz, ce n’est pas tant un marché de niche qu’un type de client. L’entreprise s’adresse en priorité aux PME belges, aux professions libérales, aux plus petites multinationales et aux investisseurs belges, avec, côté Capital Markets, une préférence marquée pour le capital belge et les family offices. Sa spécialité : le small-cap, entre 1 et 15 millions d’euros, un créneau qui est resté actif même lorsque le reste du marché de l’investissement s’est quasiment figé.
L’entreprise s’est aussi taillé une place sur des transactions qui n’apparaissent presque jamais dans les statistiques officielles : rez commerciaux avec logements au-dessus, petits portefeuilles, ventes directes à des utilisateurs finaux. Sur le seul marché des bureaux, environ la moitié du chiffre d’affaires de l’équipe provient de ce type de ventes, un positionnement que peu de grands courtiers occupent réellement.
Du semi-industriel aux bureaux, en passant par le retail
L’histoire commence il y a 25 ans, dans le Vlaamse Rand, avec un ancrage fort dans l’immobilier semi-industriel, toujours au cœur de l’activité aujourd’hui. Deux opérations ont ensuite marqué un tournant : le rachat du Bureau Gérard fin 2014, qui ouvre la voie au retail, puis le rapprochement mi-2023 avec Captif Office Architects, bureau anversois de design-and-build. Cette union a donné naissance à Groep Steenberg, la holding chapeautant les trois entités sous la direction de Klara De Neve et Dimitri Saerens, permettant un accompagnement complet, de la stratégie immobilière jusqu’à l’aménagement des espaces.
Le chiffre d’affaires actuel tourne autour de 4 millions d’euros, l’industriel en représentant près de la moitié et Capital Markets environ un quart. Après un exercice 2024 plus difficile, 2025 a répondu aux attentes, et 2026 suit la même trajectoire.
Rester soi-même malgré les secousses du marché
Il y a deux ans, la barre a été passée à Bert Cuyt et Alexandre Parmentier, dans un contexte peu favorable : ralentissement de l’investissement, concurrence en hausse, départs de courtiers expérimentés. Structura.biz a néanmoins tenu bon, et les deux dirigeants en tirent une leçon simple : ce sont les équipes stables, ancrées depuis longtemps sur leur région ou leur segment, qui portent le mieux les résultats.
Cette stabilité ne se décrète pas ; elle se construit en donnant aux collaborateurs de la marge de manœuvre et de la confiance. Le parcours de Bert Cuyt en est l’exemple : entré comme étudiant-jobiste, il est aujourd’hui co-CEO. L’équipe commerciale compte désormais 22 personnes, et de nouveaux recrutements sont prévus, en particulier pour Capital Markets.
S’adapter sans perdre son identité
Le métier reste fondamentalement le même, mais les attentes ont grimpé : décisions mieux préparées, délais plus longs, analyses de plus en plus poussées côté locataires. Un dossier doit aujourd’hui être bien plus solide qu’il y a dix ans pour convaincre.
Pour suivre le rythme, l’entreprise mise sur un nouveau CRM et intègre progressivement l’intelligence artificielle, notamment pour l’analyse de dossiers complexes. Mais pour Cuyt et Parmentier, l’IA ne remplacera jamais ce qui fait la valeur d’un bon conseiller : visiter les biens, négocier, comprendre un client et défendre un dossier en face à face.
Longtemps identifiée comme un acteur régional, Structura.biz revendique désormais une ambition qui dépasse ses frontières d’origine, jusque dans son logo, qui a abandonné toute référence à un ancrage local. Pour marquer ses 25 ans, l’entreprise a fait un choix cohérent avec son ADN : pas de grande fête unique, mais des rencontres plus intimes avec ses clients et partenaires. Une manière de rappeler qu’après un quart de siècle, c’est la constance, plus que l’éclat, qui a fait sa force.